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Utilisez vos ressources émotionnelles et atteignez vos ambitions !

Et si le succès était avant tout une « affaire d’étatS » ? Découvrez quels sont les 10 états émotionnels, véritables modes de fonctionnement de la réussite, qui distinguent les grands dirigeants, les entrepreneurs à succès, les managers hors-normes…
Et si le succès était avant tout une « affaire d’étatS » ?

L’entrepreneur qui convainc un business angel d’investir dans sa start-up, le CEO qui sécurise ses troupes lors du congrès annuel, qui galvanise et motive son auditoire. Le DRH qui sait mieux que quiconque dans quelle équipe intégrer un nouveau collaborateur, le manager qui sait créer un climat propice à la collaboration, le commercial qui se montre persévérant même lorsque la conjoncture est mauvaise… Qu’ont-ils en commun ? Qu’est ce qui distingue les « top-performers », ces individus qui fonctionnent à un haut niveau d’efficacité, qui génèrent plus de résultats que les autres. Quel est donc leur ADN ? Hormis bien entendu la somme de leurs connaissances ainsi que leurs compétences techniques, qu’est ce qui les place au dessus de la moyenne, les rend plus performants que leurs pairs et leur permet d’atteindre leurs ambitions plus efficacement ?

Eh bien tous ont en commun la capacité à activer le bon mode au bon moment. Il existe en effet 10 modes de fonctionnement, véritables états émotionnels, qui vont générer une palette comportementale permettant de gérer toutes les situations. De quels états parlons-nous ? Le mode Confiance, Émo-régulé, Adaptatif, Motivationnel, Relationnel, Persuasif, Focus, Créatif, Intuitif, Flux.
10 modes qu’il faut savoir activer afin de répondre efficacement aux diverses situations rencontrées lors des aventures entrepreneuriales, managériales, politiques, sportives ainsi que dans bien d’autres situations professionnelles ou extra-professionnelles.

10 Modes = 10 états émotionnels clés

#Confiance : être sûr de sa valeur, diffuser de l’énergie à ses collaborateurs, sécuriser un client, négocier avec sérénité. Mode roi par excellence, il est le plus important de tous car il permet d’alimenter tous les autres modes. Indispensable pour atteindre vos ambitions, quelles qu’elles soient. Permet également de contrecarrer doutes et peurs, de lever les freins à la réussite, de se mettre en action, de véhiculer une bonne image. C’est l’état émotionnel préalable à tous les autres, celui sur lequel il faut absolument pouvoir compter.

#Persuasif : obtenir un rabais, remporter un contrat, défendre ses marges, convaincre un Capital-Risque. Le mode persuasif est un état qui véhicule des émotions d’action. L’enthousiasme, l’optimisme dont fait preuve l’entrepreneur qui procède à une levée de fonds. Sa capacité à faire vibrer ses interlocuteurs, à les mettre dans un état de réceptivité accrue, à utiliser le langage non-verbal (gestuelle, expressions du visage) pour communiquer de l’énergie.
Tout cela est déterminant pour qui souhaite convaincre, persuader. Inutile de préciser dans quelles situations ce mode doit être activé tant il est courant, que ce soit professionnellement ou extra-professionnellement, d’avoir besoin de recourir à la persuasion.

#Adaptatif : improviser lors d’une présentation à cause d’une audience moins experte que prévue, élaborer une stratégie d’urgence sous peine de perdre un gros client, adopter une communication de crise suite à un scandale… Essentiel, il permet souplesse et anticipation. Dans la poursuite d’un objectif, ce mode vous rend capable d’emprunter un chemin différent dans l’hypothèse où celui-ci serait plus efficace.

#Créatif : imaginer la « killing idea » qui vous fera gagner 8 points de part de marché, mettre sur pied une stratégie de distribution innovante, doper le rendement de la cellule R&D. Trop souvent perçu comme l’apanage des artistes et des publicitaires, la créativité n’en demeure pas moins un mode que nous activons tous à des degrés différents. Là aussi, la clé réside dans votre capacité à accéder à cette ressource créative. Il ne faut pas que celle-ci soit entravée. Le principal obstacle à la créativité est la peur et son cortège d’émotions négatives. En s’affranchissant de celle-ci (peur de la critique, du ridicule, de sortir du lot etc.) on est à même de libérer cette ressource, quand bien même elle semblerait tarie.

#Motivationnel : de la racine latine « movere » = se mouvoir, bouger. L’émotion est une énergie d’action. C’est par ailleurs la seule dont nous disposons. Alors autant savoir la générer ! Ce mode s’active principalement par le désir d’atteindre un objectif. Et qu’est ce que le désir sinon une anticipation d’un état émotionnel futur. Imaginez que vous êtes chez vous, confortablement installé dans un fauteuil. Il est 17h quand soudain, l’image d’une savoureuse tarte au citron fait irruption dans vos pensées. Avec sa meringue dorée, son odeur citronnée exquise, la texture de sa pâte sablée… Vous voilà prêt à vous rendre dans une pâtisserie ! Qu’est ce qui vous a motivé ? Qu’est ce qui vous à mis en action ? L’image de la tarte ? Non. Ce n’est qu’une image. En revanche, le désir quasi-physique qu’elle a provoqué (perception de l’odeur, anticipation du gout, émergence d’une sensation de faim etc.) a généré un état (émotionnel) qui s’est transformé en une action (vous rendre dans une pâtisserie).
Et bien toute motivation obéit à ce même schéma, qu’elle soit d’ordre personnel ou professionnel : c’est l’anticipation de l’état émotionnel escompté qui crée le désir. Vous voulez devenir le N°1 de votre boite ? Tâchez d’identifier l’état émotionnel que vous chercher à obtenir en accédant à ce poste. Plus cet état sera palpable, tangible et « physique », plus votre motivation sera grande.

#Émo-régulé : ne pas céder à la panique quand une grève menace, garder son sang froid lorsqu’un collaborateur sort de ses gonds, garder son équilibre alors que la journée a été particulièrement stressante. Ce mode correspond à la capacité à neutraliser les émotions négatives (stress, anxiété, colère) afin de garder sérénité et lucidité. La marque Philipps a inventé et commercialisé un bracelet, destiné aux traders, qui détecte la dérégulation émotionnelle, autrement dit le mode émo-dérégulé. Cet outil est censé aider les traders à éviter les prises de positions qui seraient dictées par l’impulsivité et l’adrénaline. Il permettrait donc de privilégier les prises de décisions rationnelles et raisonnées, prises « la tête froide ».

#Relationnel : mettre un client à l’aise, aborder un prospect au cours d’un cocktail, séduire un investisseur potentiel lors d’un congrès. Essentiel en affaire où le réseau, la capacité à multiplier les contacts, l’aptitude à tisser des liens de qualité sont des conditions du succès. Le mode relationnel est cet état émotionnel où vous vous sentez comme une porte ouverte, prêt à accueillir l’autre, à l’écouter, à communiquer. A l’inverse, quand ce mode fait défaut vous pouvez vous sentir comme un mur où rien ne passe, où le moindre échange semble impossible. Les bons commerciaux sont de grands adeptes de ce mode. Ils savent l’activer pour créer une relation privilégiée avec le client. Par certains aspects, cela peut s’apparenter à de la séduction.

#Focus : cette réunion qui vient intempestivement interrompre votre journée… et pourtant s’y décideront d’importantes orientations stratégiques. Vous savez qu’elle vous demandera une concentration totale mais… elle tombe mal cette réunion, vous ne l’avez pas planifié, vous n’y êtes pas préparé… C’est ici qu’entre en jeu le mode focus, une capacité que l’on retrouve chez de nombreux top-performers et qui, elle aussi, fait appel à des ressorts émotionnels.
Car oui, un haut niveau de concentration demande en background un certain équilibre émotionnel, la neutralisation de pensées parasites, l’aptitude à se couper pour une heure ou plus de ses problématiques quotidiennes afin de concentrer toute son attention sur l’objectif présent. Cela sous-entend également l’activation d’une certaine acuité, une sensibilité particulière qui permet de capter tous les signaux émis par l’environnement (états émotionnels de vos collaborateurs, non-dits…) afin d’avoir la vision la plus fine possible de ce qui se trame. Au risque, le cas échéant, de n’avoir aucune influence sur le cours des choses.

#Flux : c’est un état particulier, hyper productif, qui implique un total investissement dans une action ou une tâche. C’est une véritable immersion qui va au-delà de la simple concentration, une immersion qui mobilise tous vos sens, pensées et émotions jusqu’à induire un oubli de Soi et la sensation que le temps s’écoule différemment.
C’est le mode dans lequel évolue le conférencier lorsqu’il est totalement immergé dans la communication de ses idées, le créatif lorsque son imagination tourne à plein régime et qu’il en vient à plancher toute la nuit sur un projet sans même avoir conscience du temps passé. Tout le monde peut expérimenter ce mode mais il est vrai que certains domaines sont plus propices que d’autres à son émergence. L’état de flux est un état d’hyper productivité extrêmement énergisant et très profitable pour la motivation.

#Intuitif : prendre un virage stratégique alors que tout votre entourage plaide pour une autre voie, recruter quelqu’un en se fiant à son « feeling », élaborer un produit innovant sans faire d’étude de marché. L’intuition caractérise souvent les grands dirigeants dans leur process de prise de décision. C’est une sensibilité extrêmement développée qui permet de capter et de digérer un grand nombre d’informations. Tout ceci se joue inconsciemment d’où la qualité quasi magique que l’on prête souvent à l’intuition. Pourtant ce n’est qu’une forme d’intelligence.
Concrètement, elle se traduit par la capacité à décider vite et mieux, notamment lorsque la pertinence de la solution semble complexe. Tous les grands Dirigeants avoueront qu’à un moment ou un autre de leur parcours, leur intelligence intuitive leur a permis de prendre une décision souvent déterminante. Et c’est également ce qui fait leur force.

Savez-vous jongler ?

10 modes au service de la réussite. Autant d’états émotionnels qui, une fois activés, génèrent une palette comportementale adaptée à chaque situation rencontrée. 10 paramétrages qui permettent d’être plus efficace, plus performant. On retrouve la plupart d’entre eux chez tous les Top-Performers, quels que soit leur domaine. Qu’il est alors tentant de maîtriser l’art d’activer le bon mode au bon moment et de devenir un EMO-Sapiens, c’est-à-dire un individu qui sait utiliser ses émotions comme autant de ressources au service de sa réussite. Mais savoir activer le bon mode au bon moment sous-entend savoir jongler avec ses différents états émotionnels. C’est là ce qui fait la force des grands Dirigeants, des Entrepreneurs à succès, des Top-Managers, des vendeurs d’élite, des grands négociateurs. Ils savent utiliser cette palette comme autant de cartes à leur jeu, comme autant de cordes à leur arc.

Les Ressources

Pour atteindre plus surement vos objectifs, vous devez développer votre capacité à mobiliser une quinzaine de ressources, toutes liées à des mécanismes émotionnels. En effet, chaque mode est en réalité composé de 5 à 10 ressources. Et c’est sur celles-ci que vous possédez une emprise. Activer un mode revient donc à mobiliser les ressources qui le composent. Exemple avec le mode confiance : si vous souhaitez augmenter son niveau et atteindre ce sentiment déterminant pour la réussite, il faudra chercher à mobiliser les cinq ressources principales qui composent ce mode.
A savoir : l’estime de Soi, la gestion de l’échec, la position corporelle, la zone de confort et le sentiment de sécurité. En travaillant à accroître ces cinq composantes, vous augmenter mécaniquement votre niveau de confiance jusqu’à atteindre ce mode, c’est-à-dire un état émotionnel ou la confiance est dominante. Nous n’étudierons pas ici l’intégralité des autres ressources car l’objectif de cet article est plus de vous fournir des éléments de compréhension que de dresser un tableau exhaustif avec le détail de chaque mode. L’important est ici de bien retenir la corrélation entre la performance, les comportements, les modes de fonctionnement et les ressources émotionnelles. Tout est lié et le seul vrai levier que vous pouvez vraiment actionner concerne la mobilisation des ressources. Tout le reste en découle, y compris bien sûr la réussite, que celle-ci soit Managériale, Entrepreneuriale, Sociale, Professionnelle, Familiale, Sportive, Artistique etc.

La boîte à outils

Elle comporte deux tiroirs qui renferment chacun un type d’outils. Tous permettent de mobiliser les ressources émotionnelles. Cependant, certains nécessitent un training régulier alors que d’autres consistent plus en la création de nouvelles habitudes.
La première catégorie s’apparente à de la préparation mentale. Elle exige une pratique régulière et souvent, au départ, la supervision d’un coach. Les sportifs de haut niveau utilisent ce genre de training. Ce sont les outils que proposent la Sophrologie, la PNL, la process com, l’analyse transactionnelle etc. Ces diverses techniques de préparation mentale demandent certes un entrainement mais elles induisent une forte marge de progression.
La seconde catégorie est plus accessible. Le retour sur investissement est rapide : des outils simples, faciles à mettre en œuvre et qui génèrent des résultats directs. En revanche, la marge de progression est plus réduite. Quelques exemples concernant cette seconde catégorie :

- Trac : Lorsque vous devez prendre la parole en public et que le trac pointe le bout de son nez, focalisez toute votre attention sur l’audience et sur le message que vous souhaitez faire passer. Oubliez-vous. Oubliez votre tenue, oubliez votre gestuelle (à moins que celle-ci soit réglée comme du papier à musique), oubliez votre fonction et votre titre et concentrez-vous sur le public : seul doit exister ce dernier. C’est lui le plus important. Dès lors que se passe-t-il ? Eh bien une fois que ce n’est plus vous le centre de votre attention, l’Ego perd de sa présence. En se réduisant il devient moins sensible car il se considère comme étant moins en danger. Mécaniquement, votre sentiment de sécurité augmente car votre Estime de vous-même n’est plus aussi menacée qu’auparavant. De plus, en portant votre attention exclusivement sur l’extérieur, vous libérez votre Naturel du joug des peurs de l’Ego : « comment suis-je… va t’on me critiquer… ma tenue est-elle appropriée… ma voix est-elle trop aigüe…). Réduire l’Ego diminue le risque perçu.

- Zone de confort : osez porter à dessein un vêtement original dans la rue (ex: un chapeau de couleur). Sans prendre de gros risques, cela repousse les jalons de votre sphère de commodité et contribue à vous affranchir de la peur d’être critiqué.

- Contrôle : multipliez les activités au sein desquelles vous pouvez exercer un contrôle. Ex: apprendre à jouer d’un instrument, inventer une histoire, pratiquer un sport d’adresse. Le sentiment de contrôle alimente la ressource autonomie et crée la confiance.

- Lucidité : prenez l’habitude d’évoquez les difficultés les yeux fermés, dans une respiration lente et régulée. Quand le corps est au calme, l’esprit devient plus serein et plus à même d’envisager une solution réfléchie. A l’inverse, notez ce qui se passe si vous prenez vos décisions importantes sur le coup de la colère, de la peur ou de l’excitation.

- Contagion émotionnelle : recherchez en priorité la compagnie de personnes qui diffusent des émotions positives (enthousiasme, optimisme, joie) et évitez autant que possible celles qui évoluent dans des modes négatifs (victimisation, défaitisme, pessimisme, fatalisme, colère etc.). Car oui, les émotions sont contagieuses !

- Zygomatiques : prenez l’habitude de maintenir sur votre visage un très discret sourire (à peine perceptible) et voyez le résultat produit, notamment sur le plan relationnel et social.

- Non verbal : imitez la posture, la démarche, la gestuelle d’une personne qui vous inspire une grande confiance et un grand charisme. A l’inverse, adoptez le langage non-verbal d’une personne déprimée et voyez ce qu’il se produit sur votre état émotionnel.

Tout ceci est donné à titre d’exemple. Il existe bien entendu de nombreux autres outils et techniques qui permettent de mobiliser toutes les ressources nécessaires à l’activation des différents modes. Certains accessibles à tous, d’autres nécessitant un apprentissage plus poussé.
Mais ce qui important de retenir ici est qu’il existe pour chacun d’entre nous une grande marge de progression car, si nous sommes tous pourvus de capacités naturelles et d’aptitudes forgées par l’expérience, il n’en demeure pas moins que nous possédons un véritable potentiel, souvent ignoré, qui implique pour être pleinement exploité que nous développions cet art qui permet d’activer le bon mode au bon moment.

Article coécrit par Joël Luzi & Sean Luzi.

 

Le coaching plébiscité par les cadres : pourquoi ce succès ?

Alors que les dépenses de formation se tendent avec la crise, 97 % des cadres bénéficiaires d’un coaching s’engageraient à recommander cette approche à un collègue. Pourquoi un tel plébiscite ? Plus de 70 % d’entre eux estiment que la mission de coaching a largement dépassé les objectifs fixés.


Un indicateur de satisfaction et de qualité que les DRH peuvent considérer pour démocratiser le coaching dans leurs organisations.
Lorsqu’en 2010, sont tombés les résultats de l’enquête sur le coaching (sur demande) menée avec HEC Executive Education auprès d’un panel de 400 cadres, la surprise fut grande mais ces taux de satisfaction résultent d’éléments factuels liés à la pratique du coaching en France.


1/ Les DRH sont particulièrement vigilants dans le référencement des coachs. Face à cette approche récente et innovante, il n’y a en effet pas le droit à l’erreur pour une organisation qui investit entre 8.000 et 20.000 euros dans le développement du bénéficiaire. C’est pourquoi, le DRH ou son directeur des talents a généralement mis en place un processus de sélection rigoureux. Les mauvais coachs ne passent généralement pas ce sésame.


2/ Pour le passer, la formation reçue et la pratique exercée ainsi que la personnalité du coach sont passées au peigne fin. Seuls quelques organismes de formation sont reconnus et estimés par les DRH et les coachs qui en sont diplômés, sont équipés pour travailler dans le monde de l’entreprise, très différent du coaching de particuliers.


3/ Le coaching reste utilisé avec parcimonie et concerne souvent les cadres dirigeants. Pour coacher cette population, les entreprises se mettent en quatre pour référencer le ou la coach de référence et limiter au maximum la prise de risque en s’appuyant sur le bouche à oreille et le réseau.


4/ La profession a su évoluer sur l’aspect crucial de la mesure du ROI. Au début des années 2000, les coachs faisaient l’économie de la traiter en arguant travailler sur l’humain. Depuis avec une approche rigoureuse, la fixation d’indicateurs précis en amont de la démarche est devenu incontournable.


Malgré ce constat, une satisfaction élevée qui s’appuie sur un fort professionnalisme, la démocratisation du coaching en entreprise reste à faire. Les DRH prescrivent son utilisation à une petite population, qui s’en déclare très satisfaite, tandis qu’une majorité de cadres serait demandeuse : dans notre enquête, 75 % des non coachés sont intéressés par l’approche. Ils ont peut-être pressenti avant leurs organisations que l’heure est au management organique des entreprises : moins de hiérarchie et de reporting pour plus d’opérationnel avec des lignes managériales courtes. Cette évolution nécessite un véritable changement de culture que le coaching est à même de soutenir et d’accélérer. Alors pourquoi s’en priver plus longtemps ?

 

Quand le manager devient facilitateur

On savait que le manager devait devenir leader pour impacter les équipes et porter une vision. On savait aussi qu’il devait être coach pour aider ses collaborateurs à progresser. Il va probablement devenir facilitateur dans les années à venir.


Transformer vos collaborateurs en contributeurs


Ce métier qui a émergé ces dernières années vise à améliorer le fonctionnement d’un groupe en s’appuyant sur l’envie des acteurs de participer, en étant attentif à ce que la contribution de chacun soit équilibrée tout en garantissant le respect mutuel. Il s’agit de faire travailler les équipes de façon différente. Non pas comme des exécutants mais comme des contributeurs actifs, non pas comme des collaborateurs dont on recueille les idées, mais comme des acteurs qui les mettent en œuvre. Cela suppose que le manager se mette dans une position d’accoucheur plus que de décideur.


Une idée peut se transformer en envie si l’auteur la creuse lui-même avec la collaboration de ceux qui le souhaitent. Cette méthode a d’abord un effet sur les participants eux-mêmes. Ils sont réénergisés, fiers de ce qu’ils ont produit, renforcés dans l’envie de travailler à plusieurs et surtout entièrement responsables de la mise en œuvre. En somme, un rêve de manager.
Le manager doit savoir se retirer


Alors pourquoi n’est-ce pas plus développé et mis en place, notamment dans la conduite du changement ? Probablement parce que cela suppose que les managers acceptent deux choses. La première est que les idées ne viennent pas d’en haut, mais des équipes elles-mêmes, la seconde est que ces idées soient justement celles auxquelles ils n’avaient pas pensé. Autrement dit, le manager perd le contrôle et considère que l’intelligence peut venir d’en bas. La posture n’est pas habituelle. Il se sent plus confortable lorsqu’il décide ce qu’il faut faire et qu’il le communique aux équipes en suivant de près ce qu’elles font.


C’est le modèle d’efficacité du manager qui est en cause : est-ce qu’il repose principalement sur ses propres capacités ou sur celles des autres ? La première hypothèse est plus simple, car plus maîtrisable. La seconde suppose d’accepter de ne pas savoir ce qui va être produit. Cela nécessite une grande confiance, en soi et dans les autres. C’est souvent ce qui manque.

 

 

Les cadres trop gentils

Combien de fois entendons-nous au cours de nos missions : « j’ai été trop gentil avec mes équipes et certains en ont abusé. Maintenant, je suis beaucoup plus dur avec eux et ça tourne mieux ! ». Certains ajoutent ensuite « mais cette tension permanente est usante pour moi et certainement pour eux ! ». Raison pour laquelle, ils font appel à Neocoach.

Les managers en entreprise ont bien l’intuition que la gentillesse permet de passer des messages. Ils n’ont pas toujours conscience qu’elle peut également représenter un frein lorsque ces messages sont difficiles et davantage encore lorsque l’enjeu impose un changement important dans l’environnement des collaborateurs.

La question est donc bien de savoir passer des messages, durablement, pour que chacun donne le meilleur de lui-même. « En tant que manager, comment puis-je positionner le curseur de la « gentillesse » afin que mon collaborateur se réalise tout en œuvrant pour le développement de l’entreprise et en me préservant moi? ».

Les technologies comportementales nous montrent que « la gentillesse » est associée à des qualités d’empathie et d’écoute. Cette attitude peut amener à préférer des changements lents mais durables, voire une difficulté à décider seul, mais engendre également une réelle capacité à trouver des compromis en collectif.
La crainte d’une réaction négative de la part de son collaborateur peut aussi pousser le manager à gérer en direct une tache plutôt que de risquer une tension ou un conflit.

Et pourtant des techniques simples existent telles que :

  • la CNV (Communication Non Violente) qui permet de passer ses messages, mêmes difficiles, sur le fond tout en s’assurant d’être entendu.
  • Le modèle DEED (Diriger, Entraîner, Epauler, Déléguer) qui permet d’adapter son style de management en fonction du degré de compétence et de motivation de chaque individu.
  • Des modèles comme le triangle dramatique par exemple, qui permettent de savoir à tout moment quel rôle chacun des interlocuteurs joue, quels en sont les dangers et les portes de sortie.

Dès lors, par un discours assertif, un respect des deux personnes et une argumentation fondée sur des faits mesurables, le manager aide le collaborateur à jauger la qualité de son travail, à améliorer sa performance, à apprécier sa contribution au sein de l’entreprise. En clair, il l’aide dans sa réalisation, voire son accomplissement, les deux piliers de la motivation durable d’un collaborateur. De plus il se préserve lui-même, baisse son niveau de stress, porte moins et prend un recul nécessaire à une action efficace.

En fait, la vraie question est-elle d’être trop gentil ou pas ? Ne s’agit-il pas plutôt d’utiliser son écoute et sa bienveillance à bon escient et d’orienter son action vers l’efficacité et l’équité ? L’accompagnement que propose Altis Consulting permet d’accélérer ce changement et d’ancrer, en individuel comme en collectif, des savoir-être qui conduisent à la performance.
 

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